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Jim Morrison & les Doors : 20 titres légendaires

 

Pour nombre de gens, les Doors, c’était avant tout et principalement la voix de Jim Morrison, ses mots, sa poésie, son charisme. Pourtant, le groupe mythique de Los Angeles comprenait également trois autres musiciens brillants (John Densmore et sa batterie jazzy, Robby Krieger, guitariste polyvalent et excellent compositeur, Ray Manzarek, pianiste de formation classique), sans lesquels le talent de Morrison n’aurait probablement pas pu éclater de la même façon. C’est ensemble que les quatre «portiers» ont façonné l’un des plus fascinants répertoires de l’histoire du rock.

 

 

L'année 1967 : Coup d’essai, coup de maître !

 Les Doors, signés sur le label Elektra de Jac Holzman, publient un premier album (éponyme) exceptionnel, régulièrement cité encore aujourd’hui comme l’un des meilleurs de l’histoire du rock. D’emblée, le style est très original, entre rock psychédélique, blues, jazz, classique et pop. Si «Light my fire» demeure le titre le plus connu du disque, celui-ci contient également 10 autres merveilles, toutes plus réussies les unes que les autres, dont…quelques mois seulement après leur premier opus, les Doors confirment avec l’époustouflant «Strange Days», orné d’une pochette inoubliable. Et prouvent qu’il n’étaient...

Janvier 1967

«Break on through (to the other side)» : idéalement placée en ouverture de l’album, cette chanson explosive frappe d’entrée les esprits, avec son rythme bossa nova étonnant, ses riffs bluesy entêtants et la voix unique et sensuelle de Morrison.

 

 

«The Crystal Ship» : peut-être la plus belle chanson de l’album. Une mélodie intemporelle, troublante, bouleversante. La performance vocale de Jim Morrison, totalement habité, laisse pantois.

 

 

Janvier 1967

Les Doors aimaient le blues. Et comprenaient parfaitement l’esprit de cette musique. La preuve avec cette reprise magistrale du «Back Door Man» de Willie Dixon popularisé par Howlin’ Wolf. Sexy et totalement hypnotique.

 

 

«The End» : présente-t-on encore cette incroyable épopée au cours de laquelle, pendant plus de 11 (!) minutes, Jim Morrison démontre tout son génie du storytelling sur fond de paysages sonores hantés ? Toujours aussi magique plus de 50 ans après.

Septembre 1967

«Strange Days» : dès l’ouverture de l’album, le ton est donné : notes tourbillonnantes, voix déformée, ambiance inquiétante… Les Doors savent parfaitement emmener l’auditeur dans un autre univers. Effet garanti.

«Unhappy Girl» : la merveille cachée de l’album. Un motif de clavier ob

sédant, une mélodie étrange, la voix inimitable de Morrison, et le tour est joué. Splendide.

«When the music’s over» : comme pour leur premier album, les Doors choisissent d’achever «Strange Days» par un titre de 11 minutes. C’est encore une fois une incroyable réussite, un véritable film pour les oreilles.

L'année 1968

«Waiting for the Sun», le troisième essai des Doors, ne jouit pas de l’excellente réputation de ses deux prédécesseurs. S’il rencontra un grand succès commercial (porté par l’énorme tube «Hello, I love you»), il reçut des critiques plutôt mitigées à l’époque de sa sortie. Il contient pourtant de grands classiques du groupe, parmi lesquels on peut citer par exemple…

 

Juillet 1968

«The Unknown Soldier» : chanson pacifiste écrite dans le contexte de Mai 68, du Printemps de Prague et de la guerre du Viêt Nam.

«Spanish Caravan» : superbe exemple de l’influence du flamenco sur la musique des Doors (en particulier sur le jeu de guitare brillant de Robby Krieger), ce morceau enchanteur bénéficie d’un son somptueux et d’une mélodie magnifique.

«We could be so good together» : un peu oubliée dans le répertoire doorsien, cette pépite méconnue mérite vraiment d’être redécouverte. Vibrations résolument positives et rythme efficace. Morrison brille au micro.

L'année 1969

Les Doors publient «The Soft Parade», leur album le plus controversé et le moins estimé. La faute à des arrangements de cuivres et de cordes jugés envahissants et sirupeux par les critiques, et des compositions moins convaincantes, voire faibles par rapport au niveau habituel du quatuor. Pourtant, avec le recul, force est de constater que «The Soft Parade» (sur lequel l’influence du guitariste Robby Krieger fut très importante – il signa la majorité des titres) propose d’incontestables réussites. Dont…

 

Juillet 1969

«Touch Me» : avec ses cuivres explosifs et son rythme hypnotique, «Touch Me» demeure l’un des plus beaux titres des Doors. Jim Morrison, totalement sous influence Sinatra/Elvis, n’a peut-être jamais aussi bien chanté.

«Easy Ride» : une chanson rapide, portée par l’orgue enjoué de Ray Manzarek et la slide guitar tranchante de Robby Krieger. Très plaisant.

«Wild Child» : une solide composition, rugueuse et bluesy, illuminée par un riff de guitare imparable de Robby Krieger. Très beau texte de Morrison. Un grand moment.

L'année 1970

Le cinquième effort des Doors, «Morrison Hotel», marque un net retour du groupe à ses racines blues et rock, après les «dérives» du très arrangé et chargé «The Soft Parade». Salué par la critique, immense succès commercial dès sa sortie, «Morrison Hotel» ne présente quasiment que des bijoux. Parmi lesquels...

 

Février 1970

«Waiting For The Sun» : cet incroyable morceau, à la mélodie stupéfiante, à l’ambiance irréelle, est l’un des plus splendides jamais écrits par les Doors.

«You Make Me Real» : résolument rock ! «You Make Me Real» est le morceau le plus direct de l’album, enflammé par la guitare brûlante de Robby Krieger.

«Queen of the Highway» : assez méconnue, cette chanson prenante et enlevée est pourtant un authentique joyau. Clavier jazzy, rythme irrésistible, voix sexy, tous les ingrédients sont réunis pour aboutir à un petit trésor. A redécouvrir !

L'année 1971: dernier album avec Jim Morrison

«L.A. Woman» est parfois considéré comme le chef-d’oeuvre du groupe. Et pour cause : les compositions sont toutes exceptionnelles. Puisant dans le blues, le jazz, le R&B et le rock psychédélique, certaines sont même entrées dans la légende du rock. Les Doors avaient-ils le sentiment de devoir livrer un disque extraordinaire, sentant leur fin proche ? Nous ne le saurons jamais. Reste un opus fantastique, où les quatre «portiers» donnent le meilleur d’eux-même. Et de quelle façon…

 

En 1971...

«Hyacinth House» : le trésor caché de l’album. Une mélodie lumineuse et bouleversante, servie par les claviers chauds et colorés d’un Ray Manzarek en très grande forme. Jim Morrison chante sublimement bien. Vraiment très beau.

Difficile d’imaginer une playlist consacrée aux Doors sans y inclure «Riders on the Storm». Cette ballade jazzy et gothique, sertie de claviers nuageux, est en effet souvent considérée comme l’une des plus belles chansons du groupe, voire la plus belle. La voix de Morrison, à la fois posée et passionnée, conserve toute son aura de mystère et son pouvoir de séduction. Superbe.

En 1971...

«The Changeling» : d’entrée de jeu, les Doors donnent le ton : cet album sera rock, puissant et direct. Sur «The Changeling», la batterie (merveilleux John Densmore), la guitare et les claviers sonnent magnifiquement bien. Une ouverture parfaite pour un album de légende.

 «L.A. Woman» : avec ses changements d’ambiances habiles et son rythme trépidant, «L.A. Woman» est la chanson clé du disque. Véritable «trip» sonore dans la Cité des Anges, elle dégage un sentiment de jubilation que les décennies n’ont pas réussi à altérer. Un chef-d’oeuvre absolu.

Les Doors par les autres : 10 reprises magnifiques

 

Adulés par des millions de fans dans le monde, les Doors ont également eu un impact considérable, depuis des décennies, sur leurs pairs. Dès lors, pas étonnant que ces derniers se soient essayés à revisiter les classiques du groupe de Jim Morrison, avec plus ou moins de bonheur.

 

Voici 10 reprises «doorsiennes» plus ou moins connues, dans tous les styles, par des artistes de tous horizons.

 

Plaisir et surprises garantis !

 

 

1968 : José Feliciano - «Light My Fire»

 

Le chanteur portoricain réinvente le classique des Doors, le transformant en une ballade folk rock aux sonorités hispanisantes, sur un tempo beaucoup plus lent que l’original. Le résultat est aussi surprenant que beau, et les arrangements sont magnifiques.

 

 

1970 : Merry Clayton - «Tell all the people»

 

Chanteuse brillante (la voix féminine sur «Gimme shelter» des Rolling Stones, c’était elle), Merry Clayton s’attaque avec talent au titre d’ouverture du méconnu et mal-aimé «The Soft Parade». En résulte une relecture vibrante, gorgée de gospel et de soul. Un petit trésor.

 

 

1981 : Blue Öyster Cult - «Roadhouse Blues»

 

Le groupe mythique de hard rock étire le titre d’ouverture de «Morrison Hotel» sur plus de 9 (!) minutes, pour notre plus grand plaisir, dans une version en public demeurée célèbre. Voici un véritable festival de six-cordes en feu et de riffs acérés. Participation de Robby Krieger à la guitare.

 

 

1987 : Echo & the Bunnymen - «People Are Strange»

 

Les années 1970-1980 virent fleurir nombre d’artistes très inspirés par les Doors : Nick Cave, Simple Minds ou The Cult, pour ne citer qu’eux. Parmi ces héritiers, Echo & the Bunnymen était peut-être le plus légitime et doué, tant ses chansons sombres et intenses renvoyaient à l’esthétique doorsienne. En 1987, le groupe se payait même le luxe de sortir sa propre version de «People Are Strange». Une reprise sans génie certes, mais impeccable, bénéficiant de la voix splendide de Ian McCulloch, et de la présence de Ray Manzarek lui-même aux claviers. Excellent.

 

 

1987 : Siouxsie and the Banshees - «You’re lost little girl»

 

Peut-être la plus belle reprise de cette sélection. Siouxsie Sioux, la prêtresse punk/new wave ultime, et son groupe, magnifient la mélodie immortelle de ce trésor issu du deuxième opus doorsien , en l’habillant d’arrangements aussi gothiques que flamboyants. Le résultat est extraordinaire. Très impressionnant.

 

 

1991 : Dr. Feelgood - «Been Down So Long»

 

Le groupe phare du pub rock s’attaque à l’un des titres les plus bluesy des Doors… et le résultat est saignant ! Ici, les guitares sont reines, brûlantes, tranchantes, reptiliennes. Un magnifique exercice de rock, frontal et sans fioriture. Inusable.

 

 

1992 : The Ramones - «Take it as it comes»

 

Les pionniers du punk revisitant les Doors ? Si la proposition peut surprendre, cette relecture d’un des titres les plus courts et rapides du répertoire des Californiens est très convaincante. Les Ramones jouent dans leur style habituel (guitare abrasive, son crasseux…), mais respectent finalement totalement l’esprit «garage» de l’original. Une jolie curiosité à redécouvrir.

 

 

2000 : Smash Mouth - «Peace Frog»

 

Le groupe américain Smash Mouth, connu pour sa musique mélangeant ska, punk et pop, reprend avec allant «Peace Frog», sans aucun doute le titre le plus funky des Doors, le modernisant même légèrement au passage. Pas extraordinaire peut-être, mais très euphorisant et efficace.

 

 

 

2014 : Karen O - «Indian Summer»

 

En à peine plus d’une minute, la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs réinvente complètement l’un des titres les plus les doux et les plus rêveurs des Doors. Le résultat est surprenant, délicat et très beau.

 

 

Jim Morrison & les Doors en photos

 

Les Doors étaient un groupe éminemment «visuel», Jim Morrison tout particulièrement bien sûr. Dès lors, pas étonnant que le quatuor soit passé durant sa courte carrière devant l’objectif des plus grands photographes rock (Henry Diltz, Joel Brodsky, Guy Webster, Neal Preston…), pour une ou plusieurs séances.

 

Le site de référence Morrison Hotel Gallery (qui tire son nom d’un album des Doors !) propose de nombreuses superbes photographies du groupe, qui permettent d’admirer les musiciens, icônes éternelles des années 1960 à l’influence jamais démentie.

 

 

Horaires

Mardi                              15h-18h

Mercredi     10h-12h     15h-18h

Vendredi                         15h-18h

Samedi        10h-12h     15h-18h

Fermeture de la médiathèque Françoise-Giroud du 3 au 14  août

Fermeture de la médiathèque Jacques-Prévert  du 10 au 28 août

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