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Prix du premier roman 2020

Écrire un premier roman n’est pas une tâche facile.

 

Face à des auteurs connus et reconnus comme Leïla Slimani, Laurent Gaudé, Valentine Goby, Pierre Lemaître, pas évident de sortir du lot avec un tout premier roman ! C’est pourquoi, depuis maintenant 6 ans, le réseau des médiathèques met à l’honneur ces premiers romans francophones en décernant un prix à leur coup de coeur.

 

Lauréat du Prix du premier roman de Colombes

Dans ce premier roman bouleversant, Smadja raconte le génocide des Tutsi au Rwanda à travers les voix de deux femmes : celle de Sacha, une journaliste de guerre française confrontée à l’indicible et celle de Rose, une jeune femme tutsie muette qui écrit à son mari dans l’espoir qu’il retrouve sa trace.
Extrêmement bien documenté, d'une grande humanité, le récit s’exprime dans un style poignant et une intrigue bien menée, qui ne cessera de vous émouvoir.

Merci à tous les membres du Jury pour leurs délibérations !

Romans en lice

Sous le soleil de mes cheveux blonds

par Agathe Ruga
L'une est blonde, secrète et bourgeoise. Au lycée, on la surnomme Brigitte. L'autre, extravertie et instable, répond au nom de Brune. Toutes deux sont encore des jeunes filles pleines d'avenir. Ensemble, elles se le promettent, elles pourront tout vivre. Traversant les années folles de la jeunesse, elles découvrent la joie d'aimer, de danser, de rire et de boire jusqu'au petit matin en rêvant à leurs destins de femmes. Mais un étrange jour d'été, tout s'arrête brusquement. Sans donner aucune explication, Brigitte rompt leur amitié et disparaît. Les années passent mais n'effacent pas la douleur de l'absence. Lorsque Brune tombe enceinte, le moment est venu de comprendre ce qui s'est joué entre elles, ce qui les a unies puis séparées. D'autant que Brigitte, dont elle n'avait plus la moindre nouvelle, revient la hanter : dans ses rêves, elle aussi attend un enfant... Avec brio, Agathe Ruga explore une tranche de vie aussi enivrante que violente, celle des premières fois, de l'éveil de la féminité, du passage à l'âge adulte et des désillusions, jusqu'à la délivrance.

A la ligne : feuillets d'usine

par Joseph Ponthus
A la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C'est l'histoire d'un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c'est qu'il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d'Apollinaire et les chansons de Trenet. C'est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l'odeur de la mer. Par la magie d'une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de boeufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

Court vêtue

par Marie Gauthier
"Vive, légère, alerte, elle était comme un courant d'air dans la maison. Elle arrivait pour repartir une seconde plus tard. La nuit, elle filait sans prévenir. Puis soudain elle était dans sa chambre, dans son lit. Félix l'entendait respirer dans son sommeil. Il imaginait sa poitrine en train de se gonfler sous la chemise de nuit. Il faisait jour c'était dimanche". Félix, quatorze ans, en apprentissage dans un bourg poussiéreux et écrasé de chaleur, est hébergé par son patron. Dans la maison du cantonnier habite aussi sa fille de seize ans Gilberte, dite Gil. Gil travaille à la supérette, s'occupe avec une certaine légèreté des repas et du ménage. Dans le temps qui lui reste, elle s'éclipse avec des hommes. Beaucoup d'hommes, souvent plus âgés qu'elle. Fasciné par la jeune fille, Félix vit dans l'attente d'un regard de Gil, d'un signe. Marie Gauthier restitue avec une intensité magnétique l'atmosphère moite et oppressante du bourg en plein été, les sensations confuses du jeune garçon devant la sensualité troublante du corps de Gil.

Glissez, mortels

par Charlotte Hellman
"Paul, Berthe et Jeanne : je suis issue d'une triple histoire d'amour. Un homme, peintre célèbre, deux femmes et une enfant illégitime - ma grand-mère. Cette histoire m'a été racontée depuis mon enfance. Mais j'ai voulu savoir ce qui s'était vraiment passé. Les faits bruts, je les connaissais. En 1912, Paul Signac quitte sa femme Berthe pour une amie du couple, l'artiste Jeanne Desgrange. Pour lui, celle-ci divorce et abandonne ses enfants. Paul, de son côté, ne divorcera jamais, et parviendra à faire adopter par Berthe l'enfant qu'il aura de Jeanne. Quelle était la nature de cet amour, si vertigineux, qui leur a permis de repousser l'égoïsme, la souffrance, le doute, pour tenir bon, à trois ? " Ch. H. D'une écriture élégante, sans concession, Charlotte Hellman nous plonge dans la vie amoureuse et dans l'ardeur créatrice du grand peintre qu'était Paul Signac, un homme travailleur, sportif, passionné, engagé politiquement et artistiquement aux côtés des avant-gardes, ami de Van Gogh, Monet, Seurat, Fénéon, Bonnard... La fin de siècle, la Première Guerre mondiale et sa tragédie, l'effervescence artistique de l'époque forment la toile de fond de cette histoire d'amour et de tolérance. Les interrogations de l'auteure permettent de déployer le destin de ces trois êtres, en s'appuyant sur les souvenirs familiaux mais aussi sur une abondante correspondance. Fascinante immersion dans l'intimité d'un homme et de deux femmes hors normes, qui surent conquérir leur liberté face aux rigidités de leur temps. Trois êtres étincelants, résolument modernes.

Le ciel sous nos pas

par Leïla Bahsaïn
Dans ce premier roman plein d'énergie aux allures de conte moderne, Leila Bashain, lauréate du prix de la Nouvelle de Tanger 2011, évoque dans une langue sensuelle, insolente et métissée, le parcours d'une jeune marocaine, depuis son enfance dans son pays natal à son arrivée en France. Décomplexée vis- à-vis des hommes et de l'Occident, elle va vivre mille aventures, telle une Zazie moderne, entre rires et larmes ! Et briser un tabou : le pays des Lumières n'est pas la partie rêvée des droits de la femme maghrébine.

Le mangeur de livres

par Stéphane Malandrin
Adar Cardoso et Faustino da Silva, deux petits garnements de Lisbonne, rois de la bêtise, spécialistes ès rapines de pâtés, tripailles et saucisses, sont attrapés par un curé qui les enferme dans la crypte de son église et se promet de les éduquer à coups de claques. Nous sommes en 1488, juste avant la diffusion de l'imprimerie dans la péninsule Ibérique. Adar trouve un vieux codex écrit sur le plus fin vélin et, se voyant mourir de faim, le mange en entier. Le livre était empoisonné: voilà l'enfant condamné à hanter les bibliothèques de la ville à la recherche d'autres précieux codex. Il n'aura de cesse de les mettre en charpie et de les dévorer, devenant ainsi le Mangeur de livres, celui dont tout le monde veut la mort.<p>1er roman</p>

Saltimbanques

par François Pieretti
"Plusieurs années auparavant, j'avais suivi mon père sur un long trajet, vers Clermont-Ferrand. Parfois il me laissait tenir le volant sur les quatre voies vides du Sud-Ouest, de longs parcours, la lande entrecoupée seulement de scieries et de garages désolés, au loin. Je conduisais de la main gauche, ma mère ne savait pas que j'étais monté devant. C'était irresponsable de sa part, mais la transgression alliée à l'excitation de la route me donnait l'impression d'être adulte, pour quelques kilomètres Mon père en profitait pour se rouler de fines cigarettes qu'il tenait entre le pouce, l'index et le majeur. Sa langue passait deux fois sur la mince bande de colle. Il venait d'une génération qui ne s'arrêtait pas toutes les deux heures pour faire des pauses et voyageait souvent de nuit. J'avais un jour vu le comparatif d'un crash-test entre deux voitures, l'une datant des années quatre-vingt-dix et l'autre actuelle. Mon frère et sa vieille Renault n'avaient eu aucune chance."<p>1er roman</p>

Une histoire italienne

par Laura Ulonati
De sa jeunesse vouée au culte de Mussolini, en passant par la seconde guerre d'Abyssinie, jusqu'à son retour en Italie et au désenchantement, le parcours d'Attalo Mancuso dresse un portrait exemplaire d'une époque. Presque un devoir de mémoire, contre l'insouciance des gens comme il faut pour qui tout cela était normal.<p>1er roman</p>

Zébu boy

par Aurélie Champagne
Madagascar, mars 1947, l'insurrection gronde. Peuple saigné, soldats déshonorés, ce soir, l'île va se soulever, prendre armes et amulettes pour se libérer. Et avec elle, le bel Ambila, Zébu Boy, fierté de son père, qui s'est engagé pour la Très Grande France, s'est battu pour elle et a survécu à la guerre, aux Allemands, aux Frontstalags. Héros rentré défait et sans solde, il a tout perdu et dû ravaler ses rêves de citoyenneté. Ambila qui ne croit plus en rien, sinon à l'argent qui lui permettra de racheter le cheptel de son père et de prouver à tous de quoi il est fait. Ambila, le guerrier sans patrie, sans uniforme, sans godasses, sans mère, qui erre comme arraché à la vie et se retrouve emporté dans les combats, dans son passé, dans la forêt. Roman de la croyance, du deuil et de la survie, Zébu Boy fait naître les fleurs et se changer les balles en eau. Tout entier traversé d'incantations, ce premier roman, qui oscille entre destin et pragmatisme, est porté par une langue puissante et fait entendre la voix mystérieuse qui retentit en chaque survivant.<p>1er roman</p>
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